Pelote Basque : « Nous comptons construire notre infrastructure dont le coût de réalisation s’élève à 800 millions francs Guinéens…. ». Dixit Charles André Délamou.

Dans un entretien accordé à la rédaction de Podium224, le président de la Fédération de Pelote Basque, Charles André Délamou déballe ses multiples  difficultés dans l’obtention de la délégation de pouvoir du département en charge des sports. Lisez :

Podium224 : Comment est venue la Pelote Basque en Guinée ?

Charles : C’est parti de mes  relations que j’entretiens avec certaines personnes ressources dans le milieu de la pelote en France. je me suis dis qu’il était important pour moi de m’intéresser à cette discipline pour permettre à des jeunes Guinéens de pouvoir aussi  la pratiquer sur place ici et à la longue représenter le pays à des compétitions internationales. Une manière pour moi de contribuer à l’épanouissement socio – économique de la Guinée et  à aider la jeunesse à ma façon.

Podium224 : Quelle a été la suite, depuis combien de temps vous êtes sur le terrain ?

Charles : Depuis 2014 nous sommes sur le terrain, déjà on  travaille avec le milieu scolaire parce  qu’on s’est dit que le développement du sport passe par les écoles. Certes, c’est une discipline peu connue pour le moment  en guinée, c’est pourquoi nous travaillons avec quelques écoles pour initier les enfants. Nous avons fait venir des encadreurs pour former des formateurs sur place et qui  travaillent aussi  dans leur école. Parallèlement à çà, nous organisons quelques petites compétitions entre élèves pour évaluer le niveau de performance de chaque enfant  par rapport à la discipline. Cela nous  a permis de constater qu’il y a beaucoup d’enfants qui peuvent aller loin dans la pratique de ce sport. De surcroît  qui peuvent dignement  représenter la Guinée dans les compétitions.

Podium224 : La pelote se pratique avec plusieurs spécialités, combien souhaitez-vous utiliser en Guinée ?

Charles : Il ya de plus de 14 spécialités à l’international, mais nous, nous allons développer 3 spécialistes que nous supposons plus accessible aux Guinéens. Nous avons la paleta gomme creuse qui se joue avec  les Palas c’est une sorte rackette en bois, le front tennis qui se joue avec les rackettes de tennis, le frontball qui se joue à la main, c’est-à-dire la main représente le matériel.

Podium224 : Comment se joue la pelote basque ?

Charles : C’est une discipline qui se joue en un contre un ou à deux contre deux. C’est avec des petites balles qui rebondissent extrêmement vite donc il faut taper la balle sur un mûr qu’on appelle frontis après un rebond, l’adversaire tape aussi avant qu’elle ne rebondisse, ou il la reprend de volé, mais à deux rebonds , c’est un point marqué, donc çà demande beaucoup de déplacements ; il faut vraiment être attentif, et très vif par ce que la balle rebondie  extrêmement vite , donc je pense que c’est une discipline qui peut apporter une véritable faculté mentale pour nos enfants . Elle est accessible aux filles comme garçons, nous comptons passer dans les écoles pour détecter les talents avec lesquels nous pourrons à la longue constituer l’équipe nationale.

Podium224 : Est-ce que les enfants non scolarisés peuvent- ils pratiquer la pelote ?

Charles : Pour le moment notre cible, c’est les établissements scolaires, les enfants non scolarisés peuvent aussi la pratiquer. Vous savez quand le sport passe par les écoles, vous êtes confronté à une masse d’enfants donc du coup çà peut être un programme d’étude pour eux, çà peut les amener vraiment à pratiquer ce sport à partir delà, on peut dénicher des talents, et c’est dans les milieux scolaires ou l’engouement peut se créer pour le développement d’un sport. Je pense que la meilleure cible, c’est elle.

Podium224 : Votre département de tutelle vous accompagne t-il dans la  pérennisation de ce sport?

Charles : Aucun appui du département des sports sinon que des encouragements, on m’encourage verbalement. j’attends plus d’eux, par ce que çà fait maintenant 4 ans que nous sommes sur le terrain, on fait venir des expatriés ici pour former des formateurs sur nos propres frais , qui ont passer des jours à l’hôtel qu’on a payer, ils ont payé  leur billet d’avion  pour  former des formateurs Guinéens , çà ,c’est un atout pour le ministère  des sports et  pour la Guinée que des jeunes patriotes s’investissent pour leur pays . Je n’attends qu’un accompagnement administratif, au moins qu’on me délivre la délégation de pouvoir. Depuis le temps de l’ex ministre Domani Doré, on me fatigue pourtant j’ai rencontré les ministres Siaka BARRY, Bamtama SOW, avec un des cadres de l’Association Avenir Jeunesse, Benat Cazenave c’est les mêmes refrains, Ils ont tous donner leur accord mais derrière, rien. J’ai déposé des courriers qui sont restés sans suite. Malgré çà, je continue à pérenniser ce sport contre vent et marré sur le terrain. J’espère qu’un jour le ministère des sports tiendra compte de ses efforts consentis. Nous comptons construire notre infrastructure dont le coût de réalisation s’élève à 800 millions francs Guinéens. Nous allons insister, et je suis dans cet élan, par ce que quand je baisse les bras, je suppose briser le rêve de beaucoup de jeunes Guinéens, je me suis engager et j’irai jusqu’au bout. J’ai une conviction que je suis, il faut que j’aide la jeunesse de mon pays. Et pour cela même s’il faut rencontrer le président de la République, je le ferai.

Podium224 : Qu’en est –il de la construction de votre infrastructure ?

Charles : Après moult tentatives auprès du département des sports en vain, c’est grâce au fruit d’un partenariat avec un autre ministère que nous avons pu obtenir un espace pour nous permettre de construire notre infrastructure. Un point propice qui peut mobiliser à peu près 12000 personnes. Le coût  de réalisation s’élève à 800.000.000 francs Guinéens.  Nous souhaitons  démarrer  les travaux à la  prochaine rentrée des classes.

Podium224 : D’où proviennent ses fonds ?

Charles : C’est à travers notre Association Avenir Jeunesse Guinée basée en France avec laquelle nous avons lancé une vaste campagne de souscription  dans 37 villes Françaises en vendant des produits.

Propos recueillis par Salématou One Sylla.

 

 

 

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